Un mot de présentation de Cylia : « 1975, ma grand-mère, sous-secrétaire d’État aux finances, quitte le Cambodge pour Paris suite à l’invitation de Françoise Giroud pour une conférence sur la condition féminine. Elle emmène ses enfants alors en vacances. Mon grand-père la contactera du Cambodge pour lui dire de ne pas revenir. Ce livre retrace, un peu à la manière d’Art Spiegelman dans Maus, l’histoire de ce pays, à travers une histoire familiale, et tente, grâce aux anecdotes et témoignages que j’ai pu rassembler, d’informer le lecteur sur un génocide qui a fait plus de 2 millions de morts entre 1975 et 1979. C’est un voyage entre passé familial, passé historique, et présent, qui se construit à partir de souvenirs tels que celui de mon arrière grand-père Ith Seap qui, considéré comme capitaliste par les khmères rouges, fut torturé et tué. Le logo de sa société de transport, constitué de ses initiales, ressemblait trop au logo dollar ; ou encore de la pellicule non-développée (depuis 20 ans) retrouvée dans l’appareil photo de mes grands-parents. J’ai tenté de montrer »l’avant« khmers rouge, et le contraste entre la vie paisible d’une famille et toute l’horreur qui se préparait… »
*Yey signifie grand-mère en cambodgien.


